Tout ce qui suit vient d'un laboratoire de mesure construit avant la première ligne de l'agent : baselines obligatoires, intervalles de confiance, frais réalistes, validation hors échantillon, et une simulation séquentielle finale — l'étape que presque tout le monde saute.
Deux moyennes mobiles sur les clôtures quotidiennes, 20 et 50 jours. Croisement à la hausse : entrée pour une mise fixe. Croisement à la baisse : sortie intégrale. Pas de stop-loss, pas de prise de bénéfice automatique : les rares très grandes tendances paient toutes les petites pertes, et les couper détruit l'avantage. Panier de 16 cryptos — jamais un actif seul, car 3 actifs sur 10 perdent contre l'achat-conservation dans le backtest : c'est la moyenne du panier qui gagne.
Le suivi de tendance ne prédit rien. Sur Bitcoin, le rendement annuel est identique dans les deux cas (+25,2 % contre +25,1 %) ; seule la pire baisse change, de −77 % à −49 %. L'avantage vient entièrement de la sortie quand la tendance casse. C'est de la gestion du risque, pas de la prévision.
Sept familles de stratégies ont été testées sur les mêmes données, avec les mêmes baselines. Nous publions les échecs parce qu'ils valent autant que le succès.
| Piste | Résultat |
|---|---|
| Signaux de modèles de langage (Haiku, Sonnet, Opus) sur chandeliers | −0,36 % par trade, intervalle de confiance entièrement négatif ; les trois modèles ne sont d'accord entre eux que 41 à 70 % du temps |
| Momentum 3 mois, moyennes mobiles sur ETF | aucun avantage démontré ; le suivi de tendance échoue sur actions et ETF (22 actifs testés) |
| Retour à la moyenne filtré par la volatilité (VIX) | a survécu à quatre tests statistiques, puis s'est effondré à la simulation séquentielle : −0,23 point par an |
| Dimensionnement par volatilité, classement relatif, filtre par durée de tendance | dégradation ou inversion hors échantillon |
| Écrémage des gains | réduit l'encaissement final de moitié sur 8,7 ans ; proposé quand même, en option, comme choix de sécurisation assumé |
Leçon centrale : un test statistique par groupes n'est pas une simulation. Une implémentation réelle agit à chaque déclenchement. Toute stratégie doit passer une simulation séquentielle — capital réel, ordre chronologique — avant d'être codée. Celle-ci a rattrapé un mirage à la dernière marche.
Augmenter la mise multiplie le gain et la pire baisse dans la même proportion : le ratio reste plat (~0,30 hors échantillon) quelle que soit la mise. La taille n'est pas un paramètre à optimiser, c'est un bouton de risque. La seule vraie question est : quelle baisse, en euros, pouvez-vous traverser sans couper ? Le tableau de bord vous montre ce que vous risquez, pas seulement ce que vous espérez.
AK) est refusée à la saisie : le service est un simulateur, par construction.